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Une grande biodiversité entomologique

Sans insectes aquatiques et terrestres, pas de pêche à la mouche de la truite sauvage. C’est une évidence que comprend tout pêcheur à la mouche un peu naturaliste.

Les rivières de mon territoire sont encore suffisamment protégées pour conserver des eaux pures compatibles avec la présence d’une grande biodiversité entomologique.
Les rivières des Monts d’Arrée et du Trégor présentent encore, et pour certaines, à nouveau, des IBGN à forte valeur. Cela signifie la présence en grand nombre de bio-indicateurs (taxons) dont la plupart sont des espèces sensibles à la pollution, spécialement les représentants des familles des éphéméroptères, plécoptères et trichoptères.

Les rivières et secteurs de rivières que je vous fais découvrir sont riches en trichoptères (sedges), éphémères et plécoptères, parfois dans des densités qu’on n’imaginerait à priori possibles que dans les cours d’eau de régions vierges des antipodes. Cette qualité résulte du travail exemplaire des gestionnaires de nos cours d’eau, AAPPMA et des associations de protection de l’environnement (voir la page « Liens »), qui n’ont pas relâché leurs actions de protection depuis plusieurs décennies et restent vigilantes sur le terrain face aux agressions multiples que nos rivières subissent encore. Il ne faut pas baisser la garde car ce qui est un trésor de biodiversité un jour peut se transformer en désert de vie le lendemain, la pollution agricole faisant peser la plus grosse menace sur ces eaux pures et leurs habitants.

Sans insectes aquatiques et terrestres, pas de pêche à la mouche de la truite sauvage.
C’est une évidence que comprend tout pêcheur à la mouche un peu naturaliste.

Cette richesse, à l’occasion des émergences (ou éclosions), donnent au pêcheur à la mouche le privilège d’assister à un des plus beaux spectacles que la nature puisse produire : le ballet nuptial des éphémères au dessus de l’eau (vols pendulaires). Cette profusion de vie aquatique donne également tout son sens à la pêche à la mouche, la dérive des subimagos, imagos, et autres spents à la surface de l’eau déclenchant les gobages dont nous rêvons tous, et permet la pratique de la plus belle des méthodes, la pêche à la mouche sèche (ou flottante).

La caractéristique des cours d’eau bretons est qu’ils traversent très souvent des zones boisées ou de prairies naturelles, milieux grands fournisseurs d’insectes terrestres, qui, tombant dans l’eau à la faveur d’un coup de vent, font le bonheur de la truite fario sauvage à l’affût.

Les documents ci-dessous présentent, fort modestement, les principales espèces (ou genres) d’insectes aquatiques et terrestres, mais également d’autres invertébrés telles que les amphipodes (petits crustacés d’eau douce).

Ils donnent des indications de fréquence, de période d’émergence et de dimension. Ceux qui connaissent la correspondance entre ces invertébrés et leurs imitations artificielles aux différents stade de leur évolution sous et hors de l’eau (larves/nymphes, pupes, émergentes, stillborn, subimago, imago, spent) seront sans doute plus confiants dans leur pratique, à moins que cela complique le jeu…Mais n’est-ce pas ce que nous recherchons ? Les choses trop faciles perdent rapidement de leur saveur.

Je vous souhaite à tous de vivre un de ces moments magiques à l’occasion desquels les retombées massives d’imagos d’éphémères (pour pondre) de plusieurs espèces provoquent de nombreux gobages, sans que l’on parvienne à déterminer quel est le véritable menu du jour. Une véritable partie d’échecs halieutique et naturaliste s’engage alors entre le moucheur et la rivière. Et bien souvent, on ne percera pas le mystère de la “belle mouchetée”… à moins d’être aidé par un habitué des lieux…

Ephémères

Tableau-Ephemeres

Trichoptères

Tableau-trichopteres

Plécoptères

Tableau-Plecopteres

Terrestres

Tableau-terrestres

Les insectes bretons | Galerie photos