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Marées, stratégies et niveau requis

Pour être efficace et productive, la pêche du bar à la mouche requiert une parfaite connaissance de la biologie du poisson, de son comportement et de ses habitudes sur un territoire donné. Dans les estuaires, les poissons se déplacent activement au fil de la marée et occupent de multiples postes d’affut et de chasse, mais également de repos, parfois très éloignés les uns des autres.

L’énorme avantage de mon bateau, avec son faible tirant d’eau et son association moteur thermique rapide et moteur électrique silencieux, est qu’il permet de “suivre” les bars tout au long de leur promenade dans l’estuaire, jusque dans les couches d’eau les plus fines, parfois moins d’un mètre de profondeur. Encore faut-il connaître les meilleurs passages, bordures, chenaux, hauts-fonds, cassures, champs d’algues (zostères et autres sargasses), roches immergées, talus, zones ostréicoles, arrivées d’eau douce, etc.

Au fil des années, j’ai développé une connaissance “millimétrique” de mes territoires de pêche de la Baie de Morlaix et de la Rade de Brest, ce qui me permet de ne faire pêcher que les meilleurs endroits au meilleur moment de la marée. Cette dernière, conjuguée à la phase de lune, est plus ou moins favorable à l’activité alimentaire des bars et à leur présence en nombre et en taille. Mais le comportement des espèces sauvages comme le bar conserve une part d’inconnu et il est possible de trouver place déserte alors que tous les voyants de la présence et de l’activité alimentaire du bar sont au vert.

Meilleures seront vos compétences de lanceur, et donc votre aptitude à lancer des soies lourdes, meilleures seront vos chances de capturer de gros poissons. Vous pêcherez aussi plus longtemps et plus efficacement tout au long de la marée. En fonction des coefficients et du moment du jusant ou du flot, la tenue des poissons nécessite le recours à une gamme de soies allant du modèle 100% flottant (pêche de surface pure) à la soie à pointe ultra plongeante (550 grains) permettant d’aller “titiller” des bars jusqu’à 8/10 mètres de fond. Par conditions optimales, la soie intermédiaire à pointe transparente (Rio Striper Intermediate) est celle qu’on utilise près de 80% du temps. Ca tombe bien car c’est également la plus facile à lancer.

Je garde pour mes clients le détail des meilleures journées de chaque saison de guidage qui selon les conditions, débute en juillet pour s’achever fin novembre. Tout n’est pas bon, loin de là et la pêche à la mouche ne permettant pas d’aller chercher les poissons sous plusieurs dizaines de mètres d’eau, les journées vraiment favorables ne sont pas aussi nombreuses que pour les techniques classiques. Et la force du vent, qui constitue un facteur limitant de la pratique efficace et sûre de la pêche à la mouche, réduit encore le nombre de journées favorables.
Mes deux territoires de guidage, Baie de Morlaix, orientée Nord-Sud, et Rade Brest, Ouest-Est, sont complémentaires et permettent souvent de trouver une zone suffisamment protégée pour lancer la mouche dans de bonnes conditions.
Je prends les réservations pour les journées les plus favorables dans l’ordre des demandes, premier arrivé, premier servi.

Niveau requis

N’hésitez pas à me consulter pour que je puisse adapter ma prestation à vos capacités de lanceur, votre résistance physique et vos objectifs.
Ma prestation de guidage du bar à la mouche en bateau s’adresse à des pêcheurs ayant déjà une bonne expérience du lancer mouche (pêcheurs de réservoir, de carnassiers) avec des cannes de puissance 7 à 10, la puissance 8 étant ce que nous utilisons dans 80% des cas.
Si vous ne maitrisez pas du tout la double traction et que vous n’êtes pas capable de dérouler au moins 15 bons mètres de soie, il est nettement plus profitable de prévoir une journée de perfectionnement lancer en double traction en plan d’eau avant de passer à la pêche en mer proprement dite.

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