Première alose de sa vie à la mouche pour Loïc (ci-dessus).Il mettra près de 15 poissons à l'épuisette dans la journée.Compte tenu des faibles débits, les grandes aloses (Alosa alosa) étaienttoutes concentrées dans la veine d’eau principale à l’aval immédiat des chutes d’eauet de la passe à poissons migrateurs.Malgré les niveaux d’eaux particulièrement bas sur le Blavet à l’aval de l’écluse des Gorêts (Inzinzac-Lochrist), les aloses étaient au rendez-vous dès le début avril et la pêche autorisée. Cela obligeait les pêcheurs à “s’agglutiner” et à pêcher à touche-touche sur latête de l’écluse, pas vraiment ce que je préfère pour mes hôtes mais il fallaitse résoudre à cette promiscuité pour toucher des poissons. Un grand moment une vie de pêcheur à la mouche:une première grande alose à la mouche pour André Loïc et André, mes deux clients, étaient venus spécialement en Bretagne pourcapturer une première alose et durent se plier au cérémonial local et aux règlestacites de l’action de pêche : laisser passer celui qui est attelé afin qu’il puisse mettre le poisson à l’épuisette à l’aval. Moyennant quoi, ils eurent l’occasion de combattre denombreux poissons ayant véritablement engamé leur mouche.Le poisson que combat Loïc (soie orange) a frénétiquement dévalé le cours libre du fleuve ets'est engagé dans le canal de sortie d'écluse, soit une balade de près de 200 mètres.Détail de la bouche d'une grande alose, un gros hareng (famille des Cupléidés)Compte tenu du nombre de poissons nageant tel un banc de harengs(l’alose est en effet un poisson anadrome de la famille des Cupleidés),il est assez inévitable d’harponner des poissons de temps à autre età ce titre j’ai tout vu au cours de ces deux journées passées aux Gorêts : Des combats dignes des plus grands poissons de sport-Des pêcheurs à l’état d’esprit irréprochable qui ne combattaient que les poissons pris par la bouche, abrégeant immédiatement le combat dans le cas contraire.Loïc et un superbe poisson du Blavet-Des pêcheurs un peu moins scrupuleux qui se satisfaisaient de tous les poissons, qu’ils soient piqués accidentellement par une partie du corps (lorsque les aloses sont harponnées par le pédoncule caudal, elles sont inarrêtables et effectuent le plus souvent des rushes endiablés, remontent la rivière ou la dévalent frénétiquement) ou par la bouche.Une image rare sur les rivières françaises : 3 moucheurs (les 3 soies se croisent)combattant simultanément un poisson migrateur sauvage-Des olibrius sans aucun scrupule ni respect pour les poissons ou les autres pêcheurs, ayant pris d’assaut le poste le plus favorable de l’écluse, qui harponnaient sciemment les aloses et dont l’objectif était à l’évidence de “scorer” et d’épater la galerie, tout en vociférant des yeah!!, interjections et autres onomatopées très à la mode chez certains pêcheurs américains. Les intéressés se reconnaîtront.André aux anges avec un beau poisson capturé dans les règlesAu-delà des “nuisances sonores” que l’on peut excuser au titre de la grande diversitéculturelle de notre beau pays, ce genre de comportement face à de superbes poissons sauvages est aux antipodes d’une pêche à la mouche respectueuse et nuit à l’imagede la pêche de loisir qui n’est déjà très reluisante dans l’hexagone où le principe“tout ce qui n’est pas interdit est autorisé” fonctionne à plein sans que les représentants de l’Etat s’en émeuvent. On est bien loin des rotations démocratiques et respectueuses que l’on observe sur les pools des rivières à saumons irlandaises, galloises, écossaises, canadiennes, où chacun prend son tour et tente sa chance.Ma sélection de mouches pour l'alose: des modèles du commerce (ci-dessus)et fabriqués “maison” (ci-dessous)On en est encore loin sur certaines rivières à saumon bretonnes où les pêcheurs locaux monopolisent généralement les meilleurs pools, interdisant à tout “étranger” d’y tentersa chance, pour mieux y braconner les saumons. C’est spécialement le cas sur le Léguer, bastion du braconnage de “Salmo salar” où une confiscation de richesses halieutiques communautaires s’opère sans que personne ne s’en soucie.Dans les pays où le tourisme pêche possède un sens véritable, ce genre de comportement serait immédiatement réprimé et les protagonistes sévèrement punis et interdits de pêche. Jean-Marie, une “vieille” connaissance du bord de l'eauUne fois de plus j’ai pu constater que la pratique de la pêche à la mouche ne garantit pas un comportement honorable au bord de l’eau. Au bout du compte, il est navrant d’observer de nombreuses aloses mutilées sur leurs flancs et le dos, montrant de larges plaies ouvertes, provoquées par les hameçons de ces pseudos moucheurs qui croient seracheter une conscience en relâchant des poissons moribonds.Compte tenu du très faible niveau d’eau, la pêche aurait dû être interditeafin de protéger les aloses.Des poissons hyper-véloces qui peuvent sortir près de 100 mètres de ligne(soie + backing) lorsqu'ils décident de dévaler le Blavet (ci-dessus)Une pêche “collé-serré” qui n'est pas du goût de tous, mais parfois inévitable si l'on veut avoirle bonheur de combattre une grande alose fraîchement arrivée de l'océan
BRITTANY FLY FISHING, Philippe DOLIVET – GSM : 06 42 03 93 66
Email : info@brittanyflyfishing.com
Tout à fait d'accord avec les
Tout à fait d'accord avec les remarques de Philippe Dolivet. En France, beaucoup de pêcheurs pillent sans aucune considération ni aucune connaissance des milieux naturels. Quand une espèce est en danger, ce n'est jamais la faute de personne, car la mauvaise fois règne, ''après moi le déluge'' est le moteur de vie de beaucoup de pêcheurs et c'est bien dommage vu l'état des ressources halieutiques de notre beau pays. Chacun tire la couvertue de son côté et peu de gens ont une réflexion intelligente sur les ressources de demain. Mais tous n'ont pas ce comportement et heureusement il y a des gens qui ont un cerveau. Eric Hamon guide pro.
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